lundi 27 février 2017

Plein mon estie de cul!


Bin oui, chu tanné. Tanné de voir le monde se détruire autour de moi sans rien pouvoir y faire. J'ai beau essayer, je suis complice de toutes les injustices sur cette planète qui va mal.

Je me fais chier à être l'esclave du système capitaliste quelques mois par année en me faisant croire que je fais une différence le reste du temps : bull shit. J'accepte sans me battre une quantité astronomique de marde et je m'en veux. Je suis un hypocrite. Je me déteste.

J'ai beau faire mon possible pour pas encourager l'industrie pétrochimique, il reste que je brûle des milliers de litres de combustibles par année. Quand bien même je planterais des arbres pour me sentir moins coupable : le mal est fait. Tout ça pour fuckin' quoi? Pour arriver à vivre en paix avec ma conscience? La paix n'est pas possible. La seule stratégie efficace est l'oubli.

J'ai beau faire mon possible pour ne pas consommer les fruits de l'exploitation, il reste que mon ordinateur contient des éléments qui ont sûrement été sortis des mines par des enfants, que mes vêtements sortent d'usines au Bengladesh (ou ailleurs) où les conditions de travail sont proches de l'esclavage, qu'une partie du fruit de mon travail sert à faire vivre des sales millionnaires de merde.

Plein mon cul de tout ça. Vraiment.

Et la solution? Existe-t-elle?

Il y a plein de belles choses sur cette planète. Plein de gens qui font de leur mieux. Moi je ne fais pas de mon mieux. Je pourrais faire plus. Mais je suis un esti d'égoïste : MES projets, MES amis, MES crisses de valeurs contradictoires!

À quoi ça sert de vouloir bien faire les choses si je n'y arrive pas? Si le système entier est contre moi? L'exploitation est partout. La destruction est partout.

Y'a 24 heures dans une journée et je sais que je ne les utilise pas de la bonne façon. Même écrire ce texte est d'une totale inutilité. Pour que vous compreniez ma rage? Pffff! Pour que vous partagiez ma colère? Pfffffffffff... Non mais tsé : pour qui je me prends! Pendant que je prends quelques minutes pour écrire ça, y'a des trous du cul qui en on profité pour se mettre des milliers de dollars dans les poches en exploitant des gens qui luttent pour survivre et qui n'ont pas d'autres options, en détruisant des forêts, en polluant des rivières... Et y'a pas moyen de les arrêter! Je ne fais rien. Je suis trop occupé à vomir ma frustration sur l'écran...

Ça fait quand même du bien de vider mon sac : il débordait.

Je vais semer des légumes cette semaine, m'occuper, essayer de faire le bien et ne plus penser à tout ça... Ça fera pas de moi un meilleur humain. Ça ne fera pas une grande différence. Mais ça va m'éviter de penser. Car penser ça rend pas heureux.

Penser c'est mourir un peu...


mardi 15 septembre 2015

Économie et campagne électorale canadienne

Que penser de tous ces chiffres qui nous sont présentés au cours de cette campagne électorale canadienne? Les connaissances économiques de la plupart des gens étant limitées à leur situation personnelle, essayons de simplifier. Mais tout d'abord un état de la situation s'impose.

Le profit des banques présentes au Canada s'est élevé à plus de 30 milliards en 2014.
Pas leurs revenus: LEURS PROFITS.
Avant de se lancer dans les coupures ou la lutte à l'évasion fiscale, il me semble raisonnable de penser qu'on pourrait les imposer à 50%. 15 milliards de revenus annuels supplémentaires pour nos gouvernements, ça ferait du bien. Et les banques ne quitteraient pas le pays: Elles feraient encore 15 milliards de profits. Mais bon...

C'est facile d'équilibrer un budget. Nos Gouvernements ont cependant fait le choix de prendre un chemin plus compliqué (alors ça paraît compliqué), moins efficace et surtout au détriment de la population: Des économies de bouts de chandelles en coupant dans des centaines de programmes de services aux citoyens, de recherche scientifique, etc.

Imaginons deux familles. (Je sais les “économistes” nous disent qu'on ne peut pas raisonner comme ça mais c'est un peu faux.)

Famille 1:
Revenus annuels: 40 000$
Maison, auto, meubles: 280 000$
Hypothèque et dettes: 210 000$ (On a un petit potager duquel on s'occupe parce qu'on travaille 35 heures par semaine et qu'on a le temps)

Famille 2:
Revenus annuels: 70 000$
Maison, auto, meubles: 140 000$
Hypothèque et dettes: 210 000$ (On a dû payer pour faire rénover à cause d'infiltration d'eau, de moisissures, etc. Les enfants ont eu des problèmes respiratoires, etc.)

Selon la logique gouvernementale et des économistes de comparaison des ratios “PIB/dette”, la famille 2 est en meilleure posture. 300% de dette, c'est mieux que 525%. Nos gouvernements essaient donc depuis toujours de nous faire croire que l'on est mieux dans la famille 2. Pourquoi? Parce qu'un revenu plus haut permet à une élite bancaire et marchande de faire plus de profits. Bien sûr on évite de nous le dire comme ça.

Mais si on compare, les ratios “Avoirs/dette” (ce qui, au niveau comptable est bien plus logique), nous obtenons un tout autre résultat. La famille 1 a une meilleure situation: 133% (posséder plus que ce que l'on doit), c'est mieux que 66% (posséder moins que ce que l'on doit). On évite aussi de nous le présenter de cette façon!

L'avoir de notre nation se compose de plusieurs choses: Le capital bâti comprend les routes, les écoles, les hôpitaux, du personnel formé et qualifié alors que le capital naturel inclus de l'air, des minerais, des ressources, de l'eau de qualité, etc. Beaucoup de choses difficilement "quantifiables". Mais ne veut-on pas de la "qualité" de vie?

Certes, l'économie doit “fonctionner” afin de répondre aux besoins des citoyens. L'économie doit être au service des gens. Présentement l'économie est au service du profit et les citoyens sont soumis à cette réalité imposée. Pendant que les riches s'emplissent les poches, la plupart d'entre nous frôle le zéro en banque et doit parfois vivre à crédit à la fin du mois... quand on daigne nous accorder du crédit.

Pensons-y: Qui gagne avec la dette? Les prêteurs. Qui gagne avec le remboursement de la dette? Encore les prêteurs. Ces mêmes prêteurs auxquels on n'ose pas imposer leur juste part de taxes et impôts...

30 milliards de profits chez les banques canadiennes l'an dernier... Il est où l'argent permettant d'équilibrer le budget chaque année sans avoir à couper dans les services à la population?





samedi 5 avril 2014

L'écologie politique : Campagne électorale, Québec, 2014

C'est pour son réalisme que j'appuie Québec Solidaire en 2014.
Bien sûr, à court terme, les valeurs du Parti me rejoignent : Équité, justice, écologie, dignité, paix...
Amour? Pourquoi pas aussi! ("Marketing", vous me direz? Je préfère aussi ce marketing à celui des autres.)

J'appuie Québec Solidaire car ce sont les seuls qui ont l'audace de remettre en cause la croissance économique (à moyen terme: pas demain matin!). L'économie doit être au service des gens, et non l'inverse. Il m'apparaît aussi évident qu'une croissance économique infinie dans un monde limité est tout simplement impossible. C'est pourtant l'idée contraire que nous forcent à croire les autres Partis. Ça mène à la destruction de l'environnement et à l'exploitation des travailleurs (surtout dans les pays du Sud, pour l'instant)... et ça permet à nos riches de devenir plus riches pendant que le citoyen normal ne fait que maintenir son niveau de vie (parce qu'avec la croissance vient aussi souvent l'inflation).
Donc : À qui profite la croissance économique?

Ce n'est pas en laissant le Marché réguler les échanges économiques qu'on atteindra cette décroissance : QS le sait. Le Marché, c'est un monstre qui carbure à la croissance. 
Créer plus de richesse avant de parler de la redistribuer? Euh... Pourquoi ne pas faire l'inverse? Redistribuons un peu et voyons s'il est nécessaire d'en créer plus! On n'a qu'une planète et il faudra bientôt  "planifier" la décroissance ou, du moins, mettre un frein à la croissance économique et en faire un sujet à l'ordre du jour politique. QS sont les seuls qui semblent comprendre cette évidence.

Comme le dit mon amie Kim : « Ce n'est pas en enlevant de l'argent dans les poches de ceux qui n'en n'ont pas qu'on améliorera les finances publiques! » Les coupures dans les différents services de l'État : c'est exactement ça! De toutes façons, les compagnies minières et forestières ne partiront pas si on leur fait payer plus d'impôts : les ressources sont ici... Arrêtez de nous mentir et de faire peur aux électeurs, non? S'ils partent : nos mineurs et nos travailleurs forestiers pourront toujours continuer l'exploitation en créant des entreprises collectives. Il est faux de penser que sans les grands investisseurs il est impossible de s'organiser.

QS un Parti souverainiste? Pourquoi pas! Mais sachez que le Parti serait fédéraliste que je l’appuierais quand même. Ce n'est pas prioritaire à mon sens! L'Histoire peut encore attendre un peu.

Écologie politique : ça semble faire aussi peur que l'Islam politique... et pourtant... il en va de notre survie à long terme.


Benoit Lapointe
Maîtrise en gestion du développement des coopératives et des collectivités

P.S. Vous avez un(e) excellent(e) candidat(e) local? Votez pour lui ou elle sans hésiter: peu importe le Parti!



lundi 23 septembre 2013

Ma Charte, mes valeurs... héhéhé

J'avais écrit un beau cinq pages sur la charte.
Bof.
Rien de nouveau.
Je parlais un peu de droit, d'éthique, je remettais en cause les concepts impliqués : Qu'est-ce que la laïcité?, l'égalité entre les genres?, la neutralité?, etc. Mais il y a des juristes qui ont mieux traités les aspects légaux, des sociologues et des philosophes ont réfléchit sur les différents enjeux... bla bla bla... allez les lire, non?
Je n'avais rien de nouveau à apporter sur le sujet mis à part informer tout le monde que j'étais en désaccord avec cette Charte.

J'ai bien dit « ...en désaccord avec cette Charte ». Je ne nie pas le fait que certains accommodements aient été déraisonnables par le passé mais je crois qu'on n'atteint pas les objectifs visés (laïcité, neutralité et égalité homme-femme) avec la proposition déposée en septembre par le Gouvernement. Proposition qui n'est pas très longue à lire, en passant (pour tous ceux qui en parle sans l'avoir lue).

En gros : Le Gouvernement veut un code vestimentaire pour ses employés? A-t-on besoin d'une Charte pour ça? Parce que, soyons franc : les textes et explications qui nous sont proposées pour justifier l'extension de l'application de la Charte en dehors de la fonction publique sont d'une rigueur intellectuelle relativement faible.
Pas besoin d'une Charte qui demande aux gens qui reçoivent les services de suivre un code vestimentaire eux aussi selon moi. De toute façon c'est, je crois, contraire aux Chartes déjà en vigueur sur le territoire québécois. Vous me direz: On n'a qu'à les modifier? Si c'est ce que vous voulez vraiment...

On veut éviter des accommodements de type « on fournit un local pour la prière aux étudiants musulmans ». Je suis prêt à être d'accord de ne pas leur fournir d'endroit pour la prière car l'institution est laïque : je crois que ça se défend très bien malgré un jugement contraire des tribunaux. Mais demander de ne porter aucun symbole religieux (je ne parle pas de couteaux : le droit de porter le kirpan est selon moi un mauvais jugement de la court) aux élèves et étudiants, je trouve que c'est trop.

Nous vivons aussi dans une société capitaliste : devrait-on interdire de porter un chandail aux symboles communiste pour recevoir un service de l'État?

Je dis plutôt : « Tu veux jouer au soccer avec ton voile ma belle? Viens-t-en! ». Je n'ai pas envie de t'exclure plus que tu ne l'es déjà peut-être. (On ne parle pas d'arrêter le match à l'heure de la prière : ça, ce serait déraisonnable, non?) Ma laïcité est ouverte. Et je suis intolérant à l'intolérance. Côtoyer des gens aux croyances différentes ne risque pas plus de me faire changer les miennes que les miennes risquent de faire changer les leurs. Et j'ose espérer qu'en tant que société éduquée, on saura s'ouvrir aux bons côtés des différentes cultures de nos concitoyens et qu'ils s'ouvrent déjà à plusieurs bonnes choses que nous avons à offrir. Avez-vous essayé d'aller vivre pour une période prolongée dans un endroit ayant une autre culture? Les différences qui persistent dans nos comportements sont beaucoup plus visibles que les dizaines d'adaptations réalisées.... 

Bref.

Je propose donc MA Charte de MES valeurs québécoises :

Considérant que :
  • Les Québécois croient en la neutralité et en la laïcité de l'État;
  • Les Québécois tiennent à l'égalité entre les femmes et les hommes;
  • Les Québécois sont pacifistes;
  • Les Québécois croient en la protection de l'environnement;
  • Les Québécois sont contre le travail des enfants;
  • Les Québécois sont conscients que le monde existe en dehors des frontières du Québec.
Nous déclarons notre État :
  • Neutre
  • Laïque
  • Équitable envers les hommes et les femmes
(ça ressemble drôlement aux bases du raisonnement de la Charte des valeurs qui nous est proposée, non?)

Concrètement, ces valeurs se vivront de cette façon (l'employé de l'État doit être un modèle pour ses concitoyens et refléter les valeurs québécoises telles qu'ici définies) :
  • Dans le cadre de ses fonctions, il sera interdit pour les employés de l'État de discriminer un citoyen à cause de ses croyances religieuses, de son sexe, de son revenu, de son orientation sexuelle, etc. (C'est déjà comme ça non?)
  • Au niveau du code vestimentaire : Durant les heures de travail, pour l'employé de l'État, il sera interdit de porter des vêtements ayant été fabriqués par des enfants ou provenant d'usines où le droit d'association (syndicalisation) n'est pas reconnu ou de magasins ne répondant pas à ces valeurs.
  • Dans le cas où l'heure du repas serait payée, il sera aussi interdit d'aller manger dans des établissements ne respectant pas ces principes et valeurs.

    blablablabla...

Je continue? Je pourrais en écrire toute la journée des conneries du genre, vous savez?


Mais comme disent les chinois : I made my point.

lundi 4 février 2013

Recette du jour: Tlacoyos



Pour ceux et celles qui s'ennuyaient de mes chroniques culinaires (ou qui penseraient me plugger comme collaborateur spécial pour l'émission de Ricardo! J'haïrais pas ça une job "de mingue"!), voici un vidéo contenant l'ensemble des étapes permettant la réalisation des traditionnels et délicieux tlacoyos! Pas vraiment TOUTES les étapes car on n'ent pas allé cueillir les grains dans les champs... vous avez raison!!

video


Comme disaient les Tailleferts, "Bon Appétit!"

dimanche 6 janvier 2013

Compli-Colombie...

Pour partir en ayant les choses au clair :
« Compli » c'est pour pour « compliquée »... pas pour « complices » ou « compliments »...
Et comme j'aime bien que tout soit clair : 
On s'entend, je n'ai passé que trois semaines en Colombie... peut-être que je n'ai pas saisi quelque chose... Mais voici mes impressions...

Dernièrement j'ai lu 1984 de George Orwell : c'était la quatrième fois je pense. Il y a un chapitre complet où le personnage lit le manuel interdit du groupe luttant contre le système de Big Brother.
De mémoire, ça dit à peu près ceci : 
« Si on peut utiliser la plus-value, crée par l'efficacité de nos moyens de production, au service du militaire plutôt qu'au service des gens : on peut garder le contrôle sur la population dans un climat de peur ».

La Colombie c'est compliqué.
En plus d'un demi-siècle de guerre civile, ce sont trois générations de Colombiens qui sont nés dans un climat d'incertitudes et de violence... et ça laisse des traces. 
...Même si j'avais l'impression d'être dans un pays en paix

La Colombie c'est une course qui mène à la paix avec une ligne d'arrivée qui s'éloigne quand on s'en approche.
Le budget militaire du gouvernement augmente au rythme de la croissance économique du pays ce qui fait en sorte que la population (croissante) du pays se voit appauvrie. On leur vend une illusion de désir de sécurité mais les gens ne peuvent y croire même s'ils le désirent : ils sont nés dans la crainte de l'inconnu et ça ne s'efface pas facilement.
Combien de fois me suis-je fait dire « con cuidado »? Tous les jours, sans exception...
(« con cuidado » ça veut dire, à peu près : « fais attention »)

De leur côté, les groupes para-militaires, les FARCs (et autres) se sont livrés la bataille pour leur financement à travers une pléiade d'activités illégales telles le vol de terres aux paysans, le trafic de la drogue, les enlèvements, etc. Quand la droite et la gauche se militarisent et s'arment : le dialogue et la paix ne sont pas des objectifs faciles à atteindre.
Quand chaque famille a ses morts causés par le conflit : il est difficile de se sentir en sécurité dans la rue.

Et la Colombie a su dégager du beau de tout ça.
Les Colombiens ont su créer des zones de « vivre-ensemble »... la plupart du temps c'est la famille (et quelques amis proches). Dans ces zones de confiance, la vie est belle : on rit, on joue, on chante... La famille est ce refuge sécuritaire dans ce monde de crainte. Ils sont beaux et vrais. Le présent est précieux et on le vit : Ça m'a fait penser à Haïti sur cet aspect...
J'ai aussi fait quelques centaines de kilomètres « sur le pouce » et la plupart des gens qui m'ont embarqué étaient très sympathiques : on m'a payé de la bière, du jus, de l'eau ; on a discuté de tout et de rien... C'est comme ça que je veux voyager: que mon pétrole soit la générosité des gens! 
Et les paysages! Ouf!

Mais ce n'était pas pour moi. J'ai besoin de marcher sans crainte dans la rue. 
J'avais envie de connaître un pays en discutant avec les voisins, avec les gens dans les bars... sans me faire dire chaque fois : « con cuidado ».
Je veux vivre en faisant confiance à mon prochain... si on me vole, ce sont des choses qui arrivent... mais je veux continuer de vivre en faisant confiance à la majorité des gens.
En Colombie, je ne pouvais pas, on ne me laissait pas faire... on m'a convaincu que la peur était la norme...

mercredi 14 novembre 2012

Comment contribuer à la destruction de l'économie locale et de proximité?

Une amie à moi, enseignante dans une école (privée) de Mexico, rentre chez elle avec son épicerie...
"Wall Mart", disent les sacs.
Elle est pourtant une fière rebelle-alter-mondialiste...
Je ne comprends pas. Alors je questionne:

-Euh... tu fais ton épicerie là?
-Ouin... pas trop le choix: c'est ça ou les autres grandes chaînes. Tous les mêmes quand on y pense!
-Ok... mais... Comment ça?
-Bin, au travail, on me donne une partie de ma paye en bons d'achat utilisables chez les grandes surfaces de ce monde...
-Non... pas vrai?!

On fait quoi dans ce temps là?
J'ai une proposition de solution. (J'ai passé deux jours à y penser: pas vite-vite le gars!)

-Tu préfèrerais aller dans les marchés et les commerces locaux?
-C'est sûr! ... mais je ne peux me permettre de perdre cette partie de mon salaire...
-Je comprends... mais en l'utilisant, t'es une consommatrice de plus. Tu ne connais pas des gens qui vont dans les grandes surfaces par choix?
-Presque toute ma famille, oui.
-Tu pourrais donc leur vendre tes bons et t'approvisionner où ça te plaît. Eux, de toute façon, ils y vont!
-Ouin... pas fou...

Il y a toujours une solution: La choisira-t-elle?

À suivre...