lundi 24 mai 2021

Pourquoi je ne me ferai pas vacciner en 2021.

Je voudrais commencer par parler de timing.

Au début, je voulais publier ce texte après le 24 juin. C’était la date à laquelle le gouvernement du Québec avait promis que "tous les adultes qui veulent se faire vacciner contre la COVID-19 seront vaccinés". On avait besoin d'une cohésion dans la stratégie collective de lutte à la pandémie: je ne voulais pas nuire à ça. 

Ensuite, le gouvernement a annoncé qu’on avait atteint le seuil de vaccination visé au Québec pour cet été et le plan de "déconfinement" a été annoncé. 

Alors je me suis demandé si je devais attendre encore (ou pas) avant de prendre position publiquement. Car tout est dans le timing. La cohésion a fait son travail, il est maintenant le temps d'aborder le sujet de la cohérence.

Soyons clair: Il faut que les doses de vaccins finissent dans des bras et je ne veux convaincre personne du contraire. Ce texte vise à expliquer de façon rationnelle ma position personnelle et je n'ai aucun désir de convaincre qui que ce soit de faire comme moi. À chacun sa vie et ses expériences et sa perception du monde.

J’avais envie que les gens comprennent pourquoi je n’irai pas manger dans un restaurant cet été, ni boire sur une terrasse, pourquoi je ne vais pas enlever mon masque lorsque je sens que "je me sentirais mieux si je le gardais". Envie aussi que les gens comprennent pourquoi je refuserai de participer à certains rassemblements. De toute façon, si un "passeport vaccinal" est mis en place je n’aurai même pas à faire d’effort pour m’exclure des situations "à potentiel de contagion élevé": je n'aurai pas le droit. (En espérant, bien sûr que cette histoire de passeport vaccinal soit temporaire d'ici à ce qu'une immunité collective mondiale soit atteinte ou qu'on classe enfin ce virus avec les autres auxquels nous sommes habitués.)

Parce que : loin de moi l’idée de me positionner contre la vaccination.

C’est un outil qui a fait ses preuves contre une kyrielle de maladies et de virus.

Je pourrais d’ailleurs vous montrer mon carnet de vaccination et vous verriez rapidement que je suis probablement parmi le 10% des personnes les plus vaccinées au pays. Donc non : mon choix n’est vraiment pas motivé par une position anti-vaccin. VRAIMENT pas.

Alors c’est ça : Je ne me ferai pas vacciner cette année.

Mais pourquoi alors?

Êtes-vous déjà allés à LaRonde et fait la très longue file pendant que les gens avec la "passe-flash" ne faisaient pas la file et passaient devant vous parce qu’ils avaient payé plus cher leur droit d'entrée? C’est en grande partie ça, mon argument principal : Je refuse de passer avant les autres parce que mon pays a de l’argent. Surtout que je viens d'un pays qui ne produit pas de vaccins alors que des pays producteurs n'ont même pas 10% de leurs populations vaccinées (dont leur 1% le plus riche, ces gens sont prioritaires, ils doivent voyager et avoir une vie "normale", bien sûr!).

Je pense que ce serait bien d’atteindre une immunité collective mondiale. (Pour bien d'autres maladies aussi, en passant.) Je la souhaite tout en sachant que, comme pour la grippe, les variants de la COVID qui apparaîtront au fil du temps feront probablement leurs lots de morts annuellement. Après tout, une protection de 90% n'est pas une protection de 100%.

Gardons en tête aussi que les virus ne connaissent pas le principe des frontières politiques: Selon moi, on doit s'assurer de protéger les populations plus à risque en priorité et je n'en fais pas partie, évidemment.

Bien sûr, la dose que je me refuse à accepter cette année de se retrouvera pas pour autant dans le bras d’une travailleuse de la santé Brésilienne ou Indienne ou chez une personne de 70 ans à Port-au-Prince. Je le sais bien. Mais ce n’est pas une raison pour que j’accepte mon privilège et que je passe avant ces gens. On est sur le point de jeter des doses au Canada et la pression est forte pour que j'accepte la mienne plutôt que de la jeter. C'est comme forcer un végétarien à manger le restant des steaks des enfants sous prétexte que "l'animal est déjà mort et qu'on ne peut pas téléporter l'assiette aux gens dans des zones de famines". Moi je dis: fallait se prendre une plus petite portion et éviter le gaspillage. La responsabilité est sur les épaules de la personne qui a fait les assiettes, pas sur la personne qui ne veut pas manger.

J’ai passé à travers la dernière année sans vaccin dans une société non vaccinée : je suis capable de le faire encore pendant un an dans un environnement vacciné à 75%. Bien sûr, certains variants sont plus contagieux. Bien sûr, les gens vaccinés et porteurs risquent de me contaminer. Et au pire du pire: j'attrapperai le virus même en faisant mon possible pour ne pas que ça m'arrive.

Vous êtes vaccinés? Vos parents aussi? Tout va bien: Je ne vous mettrai pas en danger. Vous n'avez pas à me craindre. Ceci dit, suis-je moins responsable en refusant de me faire vacciner ou vous l'êtes en refusant de continuer de porter un masque? L'avenir le dira.

Mon moral est bon et c’est loin d’être si difficile pour moi de continuer de limiter mes contacts avec les autres et de faire "relativement" attention. La senté mentale étant à l'ordre du jour ces temps-ci: je vous rassure.

L’OMS demande à nos pays de retarder la vaccination des enfants afin de pouvoir avoir les doses nécessaires disponibles pour les populations vulnérables des pays plus pauvres. Mais nous, ça fait longtemps qu'on ne vaccine plus pour des questions d’empêcher des morts : on veut un retour aux activités économiques et à la vie normale. On veut la "passe-flash" pour nous et recommencer à "profiter de notre situation de privilégiés" sans trop nous préoccuper du sort du monde et de la planète. On veut une troisième dose pour "voyager". C'est à cette vie qu'on est habitué. (lisez le sarcasme, s'il-vous-plaît)

Et nos gouvernements se doivent de répondre à leurs citoyens: ils nous représentent. Je les comprends et je ne les blâme pas, c’est la démocratie. Les gens veulent qu’on prenne la "passe-flash" alors on la prend. Les gouvernements ne sont pas élus pour pratiquer la solidarité internationale et c'est pareil partout. Bienvenue dans le "real-politik". Peu importe aux citoyens d’ici que les infirmières de la zone rouge de Mumbaï ne soient pas vaccinées : on passe devant elles dans la file mondiale en leur chuchotant tout bas "je m’excuse"… On peut même ajouter "Soyez patientes, votre tour s'en vient!" "Merci"" et "Bravo" pour avoir la conscience tranquile.

Moi, j’ai besoin d’avoir la conscience tranquile pour arriver à dormir la nuit. Je ne l'aurais pas si j'allais me faire vacciner en 2021. J'irai peut-être en 2022... ou en 2023... ou jamais. Faudra analyser l'évolution de la situation. Comme tout le monde, j'irai quand j'aurai l'impression que ce sera mon tour.

Ceci étant dit, nos médias diffusent la position de l’OMS, bien sûr. Mais donne-t-on l'importance qu'elle mérite à cette position? Je cite: "L’OMS demande aux pays riches de reporter la vaccination des jeunes et, par le biais du programme COVAX, de permettre aux populations à risque dans tous les pays d’avoir accès aux vaccins." ou "La pandémie ne sera pas finie dans aucun pays tant qu’elle ne sera pas finie dans tous les pays.". 

Les médias nous diffusent ce message de l’OMS, oui, en 30 secondes... puis on passe les 30 minutes suivantes à pousser nos citoyens à se faire vacciner et à applaudir les résultats d’ici et à nous comparer avec les autres provinces et avec les autres pays occidentaux. Et à se demander pourquoi ça ne va pas plus vite et à louanger le retour à la vie normale. Un exercice autant inutile que ridicule (référez-vous à la position de l’OMS pour un rappel à la réalité pandémique et rappelez-vous que cette pandémie a commencée avec UN SEUL CAS alors… c'est pas fini tant que c'est pas fini!). Mais je comprends pourquoi les médias font ça: on ne veut pas donner d'arguments aux citoyens qu'on a qualifiés de "anti-vaccins". 

Bref, pour revenir à la "passe-flash" qui permet de ne pas faire la file… 

Comprenons-nous : attendre dans la file n’est pas un plaisir pour personne. Mais si j’ai le choix entre "prendre la passe et passer devant les autres" ou "attendre mon tour" ou "de revenir quand la file sera moins longue" : je ne choisis pas de dépasser. Je n'ai jamais aimé dépasser ceux et celles qui attendent. Je ne vais pas commencer à faire ça: autant mondialement que localement.

La file d’attente ne s’arrête pas aux limites de nos frontières, elle est mondiale. 

J’attendrai mon tour et je vous laisse passer devant moi avec le sourire: "Après vous, mes chers!"

Je ne voyagerai pas cette année.

Je laverai mes mains souvent.

Je mettrai mon masque.

Je ne vous prendrai pas dans mes bras comme j’en avais l’habitude.

Ça va bien aller quand même 😉

vendredi 8 janvier 2021

Un état policier? Vraiment?

Dernièrement, avec les questions des dénonciations de rassemblements de voisins (encouragées par certaines autorités) ainsi qu'avec les questions de re-confinement plus stricte et de couvre-feu qui entrera en vigueur au Québec, le terme "État policier" a fait son apparition dans le vocabulaire de certains de nos concitoyens. Je l'ai peut-être moi-même utilisé dans des moments d'impatience! Mais, quand j'y pense un peu, je ne crois pas que ce soit l'appellation adéquate.

J'ai une série d'arguments qui ne sont pas "individuellement suffisants" mais dont l'addition me permet d'être quand même rassuré face aux intentions de nos dirigeants. Fiou!

Premièrement, je ne crois pas que le gouvernement de la CAQ soit en train de se transformer en régime autoritaire. Ni même en dictature sanitaire! On les connaît mieux que ça: Dans un monde idéal, les députéEs seraient bien heureux et heureuses de pouvoir mettre le vaccin dans nos réseaux d'eau potable et de pouvoir relancer l'économie au plus vite. La sainte croissance est leur guide suprême! (Bon, il faudrait tout de même prendre le temps d'aller vacciner dans les communautés autochtones sans eau potable mais ce serait quand même bien plus rapide que de vacciner tout le monde! 2021 et on a encore des communautés sans eau saine à boire au Québec: Ne laissons pas la pandémie nous faire oublier ça!) 

Deuxièmement, les Partis d'opposition semblent mieux jouer leur rôle pendant la deuxième vague que pendant la première vague. Personnellement, ça me rassure énormément. Dans le contexte, il me semble que nous avons un parlement qui semble fonctionnel et qui fait de son mieux pour prendre des décisions cohérentes avec sa vision de l'équilibre entre santé physique, santé mentale et "santé" économie. C'est une responsabilité énorme. Chaque pays y va de ses stratégies, chaque pays a sa réalité, chaque pays n'est pas parfait dans ses mesures. Quand on se compare, on peut par contre dire une chose: Qu'on soit d'accord ou non avec les stratégies mises en place, notre gouvernement prend la situation au sérieux et agit. On ne peut pas toujours être les meilleurs mais sachons que nous sommes loin d'être les pires.

Troisièmement, au-delà des intentions du gouvernement lui-même, ce sont les recommandations de la santé publique qui orientent les décisions. Ça fait quand même du bien de voir ce gouvernement s'habituer à écouter un certain discours scientifique. Espérons maintenant qu'il gardera la bonne habitude et fera de même sur les questions de changements climatiques. Y'a de belles courbes à contrôler là aussi!

Ceci étant dit, je continue de dénoncer une vision en silo de notre société. Nous nous en remettons trop souvent à l'opinion de trop d'experts n'ayant pas une vision assez globale en dehors de leurs champs d'expertises. Les contradictions sont inévitables: les épidémiologues voudraient des mesures plus sévères, les pédiatres veulent maintenir les enfants à l'extérieur de l'effort sanitaire, etc. Les citoyens aussi rêvent à des solutions qui leurs conviennent: les commerçants veulent ouvrir leurs commerces, tout le monde veut boucler financièrement sa fin de mois, les gens veulent enterrer leurs morts et visiter leurs malades, etc. Les seuls acteurs à qui on n'a pas demandé de contribuer, ce sont les institutions financières. Pensons-y: une grande partie de nos obligations financières finissent dans les poches des banques. Il serait grand temps qu'on leur demande de faire leur part dans cet effort collectif.

La réalité c'est qu'il est impossible de trouver des mesures qui satisfassent l'ensemble de la société mais il est impératif qu'une casi unanimité des citoyens agisse de façon responsable. Nous connaissons les bons gestes à poser mais nous ne les faisons pas tous tout le temps. Nous ne sommes pas parfaits mais nous faisons de notre mieux. Je pense que notre gouvernements fait de même, avec ses bonnes intentions, ses limites et ses contradictions. Comme nous tous.

Le défi est de trouver cet équilibre. Aucun pays n'y est arrivé à la perfection. Aucun individu non plus.

Bref, M. Legault et sa bande seraient les premiers contents de retourner à la normale... sauf peut-être Geneviève Guilbault qui a l'air d'assumer son rôle d'autorité avec un certain plaisir coupable!

Un État policier? Nous en somme bien loin. (selon moi)

Essayons d'être constructifs et positifs: à première vue, c'est cette année qu'on retrouvera une certaine tranquillité d'esprit et que la vie sociale reprendra peu à peu sa place dans nos vies. Ça aurait pu être bien plus long cette pandémie... on s'en sort collectivement relativement bien (pour cette fois!)!


lundi 27 avril 2020

COVID-19 - Vaccin ou immunité collective? Espoir et réalité.


Toujours le fun de passer 4 heures à écrire pour que, au final le "visuel soit laid" parce qu'on a fait un copier-coller au mauvais moment! 
Mon amour pour les machines ne cesse de fondre...
Mais bon... c'est la vie! 
Bonne lecture quand même!

On nous a répété plusieurs fois que seul un vaccin permettra un retour à la "vie normale".
Ça semblait assez "logique" dans le milieu de la montagne d'informations (et de désinformation) qui nous arrive au quotidien.
Pour ma part, sans être un expert, bien sûr, j'ai déjà parlé de l'idée de bâtir une immunité collective.
On dit aujourd'hui qu'il n'y a pas de preuve que ce soit possible de le faire.
Ok. Intéressant de reconsidérer la pertinence de cette option. (ou de d'autres options)
Je n'ai pas de problème avec la réalité.

Il faut toujours accepter la réalité quand on ne peut pas la transformer.

En fait, je suis même heureux de ne pas me bercer dans une fausse illusion de certitude.
Pour ceux qui me croyaient un adepte des théories du complot, désolé de vous décevoir:
Je tente d'appliquer la démarche scientifique dans ma vision du monde.
La démarche scientifique est basée sur l'importance du doute. 
Vous avez d'ailleurs le droit d'en douter!

Fait ironique, moins on connait la science, plus on a tendance à s'imaginer que les scientifiques nagent dans les certitudes: "Hey les scientifiques! Donnez-moi la date du pic épidémiologique!"
C'était, au Québec, une équation avec 8 millions de variables aléatoires... un peu impossible à prévoir avec certitude, mettons. Même pour les meilleurs mathématiciens/épidémiologistes. Les probabilités sont la moins certaines des disciplines scientifiques. D'ailleurs, malgré tous mes cours de maths, je n'ai jamais compris tout à fait ce que voulait dire "à 95% 19 fois sur 20" quand on nous donne les résultats d'un sondage scientifique. Et vous?
Oops: Je m'éloigne du sujet...

BREF:
Il n'y a pas, à ce jour, de preuve que l'immunité collective soit possible, ok.
Remarquez: pas de preuve qu'elle ne le soit pas non plus.
De plus, ce ne serait pas le premier virus ou la première maladie à être comme ça sur la planète...

Re-BREF: la vie continue.
Si c'est ça, c'est ça. On ne peut rien y changer.

Mais...
Sachons que ce constat d'incertitude, s'il est valide et accepté pour l'immunité collective, doit être valide et accepté pour le "vaccin qui nous est promis" également: l'un ne va pas sans l'autre, il me semble...

La solution miracle que l'on attend est justement fonction de cette possibilité d'une immunité collective.
Un vaccin dans 12 mois? 18 mois? 24 mois? ...il faudrait ajouter l'option "JAMAIS".
Ce n'est pas parce que l'on cherche que l'on trouve.

Une immunité collective en format injectable. Un vaccin c'est pas exactement ça?
Si vous préférez: La plupart du temps, un vaccin c'est une micro-dose de virus (ou d'un virus très semblable) permettant au corps d'apprendre à se défendre sans pour autant le mettre en danger.
Comment promettre une immunité collective avec un vaccin sans être en train de bullshitter juste un ti-peu?

La société a besoin d'un espoir, je comprends.
L'espoir joue un rôle TRÈS important même s'il n'est pas basé sur la logique ou la vérité.
La vérité n'est pas très importante lorsqu'il faut entretenir l'espoir.

Ma dissonance cognitive est là... et c'est la SEULE contradiction que je vois dans la situation actuelle.

On ne peut pas me demander d'attendre une solution (le vaccin) si on me dit que sa condition de succès (l'éventualité d'une possible immunité acquise si une personne a eu le COVID-19 et en a guérit) ne doit pas être prise pour acquis.
Sans cette immunité, le développement d'un vaccin "universel et permanent" pourrait être impossible.

Avant de poursuivre: Je précise que je ne suis pas en train de dire qu'il n'y aura jamais de vaccin.
Je dis simplement que ce n'est pas 100% sûr.
C'est comme si je vous disais que d'ici 12 à 18 mois j'aurai trouvé le secret de mon parfait bonheur.
J'espère fort... mais y'a pas de garantie! ;-)
Pour résumer simplement...

Scénario #1- L'immunité collective ne se peut pas.
Le vaccin COVID sera peut-être aussi efficace que le vaccin contre la grippe saisonnière... ou il n'y aura tout simplement pas de vaccin possible.
Le confinement servirait donc "seulement" à éviter que les hôpitaux ne soient débordés... rien de plus (c'est déjà beaucoup, bien sûr!).
C'est bien. On peut rester confinés (ou pas).
Ce serait bien qu'on le fasse (ou pas) en étant motivé par les bonnes raisons.

Dans ce scénario, comme pour la grippe, un vaccin devrait être développé chaque année et être administré en priorité aux personnes vulnérables (qui le veulent) et au personnel soignant (qui le veut)...

La population en général n'a pas besoin du vaccin mais, comme pour la grippe saisonnière, vous pouvez bien aller vous faire vacciner si vous voulez... car la grippe saisonnière aussi fait des morts chaque année, oui, oui. 
Rappelez-vous.
Scénario #2- L'immunité collective se pourrait:

On pourrait donc respecter les risques statistiques et se dé-confiner peu à peu en "suivant les règles de notre mieux" afin de ne pas faire déborder nos hôpitaux. Et en étant prêts à quelques périodes de re-confinement de 2-3 semaines dans le futur, localement ou nationalement si nécessaire.
Mission: empêcher les débordements dans les hôpitaux.
En sachant d'avance que ce seraient 2 ou 3 semaines, il n'y aurait pas de raison de paniquer autant que maintenant et on pourrait même se confiner à 100% pour vrai car on aurait un 500$/semaine avant le confinement et on nous l'annoncerait 10 jours d'avance pour qu'on puisse tous aller faire une belle épicerie..

Dans les deux scénarios présentés: rester confinés sert à éviter le débordement de nos hôpitaux et à allonger de quelques mois ou quelques années la vie de certaines personnes. C'est beaucoup. Mais c'est tout.

Pour protéger les plus fragiles, on s'est confiné pendant 6 semaines.
On peut le faire 8 semaines? 12 semaines? Pourquoi pas!
On peut se "re-confiner" un autre 3 semaines à la fin de l'été ou à l'automne pour éviter un deuxième pic épidémiologique? OK!

Mais étirer ça trop longtemps 7 jours sur 7 me semble être une mauvaise option.
Rouvrons les parcs en demandant aux gens de conserver les 2 mètres de distances.
La situation actuelle de confinement comporte beaucoup de risques pour d'autres populations "à risque" (violence familiale, santé mentale, pauvreté, etc.). 
Le dé-confinement comporte d'autres risques. On doit choisir entre différents risques.

Il n'y a pas de situation sans risque. Soyons simplement conscients de ça.

Est-ce que d'offrir, avec la belle excuse de les protéger, aux gens en fin de vie de vivre leurs derniers mois dans l'isolement et la peur est une bonne idée? Je ne sais pas. Comment leurs familles vivent-elles ça?
Est-ce que j'aimerais mieux mourir accompagné de ceux que j'aime ou survivre (ou mourir!) seul dans ma chambre?

Aucun sondage ne sera fait sur la question mais laissez-moi vous dire que, quand je serai vieux, je n'accepterai pas d'être enfermé de force sous prétexte qu'on veut "me protéger".
Je n'ai pas vécu ma vie comme ça jusqu'à maintenant et je ne la vivrai pas comme ça quand je serai vieux. Accepter le risque de mourir (tout en choisissant le niveau de risque auquel on veut s'exposer soi-même), c'est aussi ça "vivre".

Si le vaccin est possible ou non, on ne peut pas le savoir aujourd'hui.
Si dans 18 mois on se rend compte qu'on ne peut pas développer un vaccin, on fera quoi?

Ce serait bien de commencer à y penser parce que, pendant qu'on regarde des séries sur Netflix (ou ailleurs: il y en a de très bonnes, je sais, vive les créateurs!), il y a déjà des gens qui cherchent à tirer profit de la situation... des gens qui ont souvent une technologie à nous vendre.
Leur "pitch de vente" est tout prêt. Ce sera fait au nom de notre santé et de notre sécurité (GPS permettant de documenter nos déplacements dans un contexte épidémiologique, application permettant de partager nos informations médicales ou criminelles, etc.).
Puisque j'ai parlé des créateurs de séries: allez visionner quelques épisodes de "Black Mirror"... ça stimule la réflexion.

Une vie dans laquelle tous nos gestes sont surveillés ne m'intéresse pas. Et vous?

Il y a aussi la possibilité de médicaments préventifs. Bien sûr!

Remarquez, je ne prenais pas ceux contre le paludisme quand j'étais dans le Sud (info: le paludisme fait plus de mort que la COVID mais l'occident s'en fout car ces morts sont dans les pays du Sud)... on dit d'ailleurs que c'est peut-être le même médicament qui pourrait être efficace contre les deux!

Suis-je en train de critiquer la stratégie qu'on a adopté pendant cette première vague? NON.

Ceci dit, il faut apprendre, réfléchir et planifier mieux la prochaine vague. Avoir un plan d'avance.
Je crois que personne (partout dans le monde d'ailleurs) n'était prêt et que tout le monde a fait de son mieux selon son contexte, son idéologie, sa culture et ses moyens. Et bravo: je n'aurais pas voulu avoir à gérer ça.
Ce qui en rend anxieux plusieurs c'est de ne pas savoir quelles sont les options qui peuvent arriver. Connaître d'avance les options possibles, même si on ne sait pas quelles sont celles qui seront appliquées, ça pourrait permettre une meilleure gestion émotive pour tout le monde.

L'option de "ramener son parent âgé à la maison" dès le début d'une prochaine vague devrait être possible et encouragée, par exemple. L'option de retirer ou non son enfant de l'école aussi. L'option d'aller travailler ou non aussi... Mais pour que ces options soient possibles sans générer un chaos, il faut aussi savoir les encadrer de certaines normes.

Et comment faire tout ça d'une façon démocratique?
Rien n'est aussi simple que ça en a l'air.

En conclusion:

- Pour apprécier la vie, il faut la vivre.
    - Est-ce que nous aimions tant la vie que nous vivions avant le confinement?
      - Quels sont les changements que cette "pause" nous aura permit de faire dans notre vie collective et dans nos vies individuelles?
        - Est-ce qu'on peut trouver un meilleur équilibre entre la nature en notre bonheur?
          - A-t-on trouvé le moment présent et est-ce qu'on essaie d'être heureux ici plutôt que de se projeter ailleurs dans le futur?

          Est-ce qu'on peut juste essayer... ce serait bien.

          J'avais hâte de vous partager mon analyse sans nécessairement engendrer de gros débat ou contredire les consignes officielles: je devais attendre que notre gouvernement dise les bonnes choses au bon moment... les annonces de dé-confinement prochain me semblent être un bon "timing".

          Mais j'en doute: Démarche scientifique oblige!

          samedi 4 avril 2020

          COVID-19 et démocratie post-pandémie


          J’avais écrit la lettre ci-bas le 1er avril.

          Elle a été transmise à 25 journaux de la Montérégie ainsi qu’à La Presse et au Devoir. 
          Trois d’entre eux ont « accusé réception » de ma lettre : Personne ne publie. Ils doivent avoir cru à un poisson d’avril!

          Pas grave: Ça me fait un blog de moins à écrire! 
          Mais bon…

          Je ne crois pas que « mon blog » soit le meilleur endroit pour publier cette lettre car je ne crois pas à 100% en ce que j’ai écrit... et mon blog se veut honnête. J’avais mis de l’eau dans mon vin avec l’objectif d’être publié. 
          Rajoutons un peu de vin!

          Je vais donc laisser la « version journal » ici mais je vais la commenter avant que vous la lisiez.

          1- Je n’aime pas, en général, la vision de la CAQ. J’ai peur de leur vision de « retour à la vie normale ».

          2- J’ai voulu être poli… même si je crois vraiment que les bonnes décisions sont prises au niveau de la santé publique.

          3- J’accepte aussi que l’État soit autoritaire de façon temporaire. Si tous les citoyens avaient du jugement, ce ne serait pas nécessaire… mais ce n’est pas le cas! Le bien commun doit passer avant les libertés individuelles.

          4- M. Legault passera à l’histoire. Bonne ou mauvaise (nous le saurons plus tard), sa gestion de la crise sera documentée, analysée et commentée… Et la période que l’on vit sera nommée. J’aimerais qu’on ne parle pas d’une deuxième « Grande noirceur ». (C’est là ma préoccupation : j’ai peur qu’on restreigne nos libertés, qu’on nous cyber-surveille avec nos GPS, qu’on retrace nos transactions si on en vient à interdire l’argent cash, etc. Alors qu’il y a tellement une belle occasion de proposer une société meilleure.)

          5- Les gens ont confiance en la CAQ en ce moment. S’il y a quasi-unanimité caquiste au parlement après la prochaine élection, l’opposition devra tout de même s’exprimer. Si elle ne peut pas le faire au Salon Bleu, c’est dans la rue qu’elle voudra le faire (ou en ligne). Verra-t-on des arrestations d’opposants? Les ingrédients seraient en place pour un régime, bien qu’avec des intentions de bienveillance dont je ne doute pas, autoritaire ou totalitaire. Personne ne souhaite ça.

          6- L’avenir de notre société m’inquiète. Il y a une occasion de sauver la démocratie qui doit être saisie.

          7- Juste parce que "7" est un chiffre chanceux! Mais aussi parce qu'on devra trouver comment aplanir la courbe des changements climatiques!

          Voici donc ma lettre… Bonne lecture


          Granby, avril 2020.

          Monsieur le Premier Ministre,

          J’espère que vous, et vos proches, vous portez bien.

          Au cours du dernier mois, je n’ai cessé d’être impressionné par les actions de votre Gouvernement en ce qui concerne la gestion des enjeux reliés au virus COVID-19 : La santé de la population vous tient à cœur et vous en avez fait la priorité.

          Vous avez su communiquer un message clair et efficace permettant de maintenir les Québécoises et Québécois calmes, mobilisés et solidaires. À chaque jour, vraiment chaque jour, je suis satisfait du calme qui se dégage de vos points de presse et satisfait de la qualité des informations qui nous sont transmises.

          J’ai confiance que tous les efforts donnent et donneront d’excellents résultats.

          Votre équipe est en train de créer un « Master class » de gestion de crise. C’est rassurant.

          Il est évident que vous passerez à l’histoire comme étant un dirigeant responsable ayant fait tout ce qui était en son pouvoir pour protéger la population en « bon père de famille ». Vous avez écouté les conseils des experts en santé publique et transmis adéquatement leurs messages aux citoyennes et citoyens du Québec. C’est tout à votre honneur.

          N’écoutez pas ceux qui y voient un opportunisme politique de court terme car c’est l’Histoire (avec un grand H) que vous écrivez présentement. Le Québec vous en remerciera longtemps.

          Ceci étant dit…

          Je crois que vous pouvez aussi laisser votre trace dans la vie démocratique de ce pays et j’aimerais voir votre nom inscrit dans les livres d’histoire pour une deuxième raison : La réforme du mode de scrutin doit être faite avant la prochaine élection afin que la démocratie soit sauvée au Québec.

          Constatons tout d’abord le taux de satisfaction dont vous jouissez dernièrement : peu importe la source du sondage, vous survolez les 85% d’appui.
          Je fais partie de ces 85% de citoyens satisfaits par votre gestion de la situation liée au coronavirus. Cependant, je suis aussi préoccupé par l’avenir de notre démocratie. Vous avez tellement été à la hauteur de la situation actuelle que l’équilibre démocratique pourrait en subir les conséquences.

          Imaginez, avec notre système électoral actuel, la composition du prochain gouvernement : 125 députés Caquistes. Le scénario semble exagéré, oui, mais ça me semble tout de même probable. Personne, même vous, ne souhaite ça.

          De quoi notre démocratie aurait-elle l’air avec un Parti unique au pouvoir? Je vous le demande.

          En démocratie : des députéEs d’opposition c’est essentiel.

          Vous avez l’occasion d’être reconnu non seulement comme un grand politicien, mais aussi comme LE plus grand Premier Ministre de l’Histoire du Québec, celui qui aura permis de sortir du coronavirus plus forts et unis que jamais. Voire même un modèle inspirant de l’Histoire des démocraties humaines modernes.

          L’Histoire donnera un nom à cette époque de transition post-COVID-19. Votre nom personnel y sera associé.

          Souhaitons que ce soit un nom positif reflétant la capacité du peuple Québécois à innover, à se prendre en main, à tirer les leçons de la pandémie et à créer une société juste et résiliente.

          L’occasion est là. Elle ne se représentera pas.

          Écrivez l’Histoire, monsieur Legault.

          Tout en étant presque assuré de former un gouvernement majoritaire lors de la prochaine élection, vous pouvez être celui qui aura mis en place la réforme du mode de scrutin au Québec.
          Un gouvernement majoritaire avec vraiment plus de 50% des voix. Une représentation de l’appui réel que vous vous êtes mérité… tout en ayant une opposition représentative de la société québécoise.

          C’est une occasion qui ne se représentera pas deux fois.

          Passez à l’Histoire, Monsieur Legault, pour le bien du Québec et de sa santé démocratique.

          Demandez au DGEQ d’embaucher plusieurs experts et de nous préparer cette réforme avant la prochaine élection de 2022. Ou repoussons cette élection à 2023, si nécessaire. Je crois que le contexte nous en donne le droit.
          C’est, en plus, une belle création d’emploi au DGEQ. 
          Surtout que la crise du plein-emploi que nous vivions il y a quelques mois est maintenant chose du passé.

          Nous vous en remercions à l’avance, Monsieur Legault.

          Continuez l’excellent travail d’aplanissement de la courbe permettant de protéger les plus vulnérables d’entre nous. Nous continuerons, en tant que population, à poser les bons gestes avec vous afin de retrouver, le plus tôt possible, les gens que nous aimons.

          En attendant cette prochaine élection que je souhaite plus représentative, mes salutations solidaires,

          Benoit Lapointe
          Citoyen en quarantaine.




          dimanche 29 mars 2020

          Les apprentissages de la pandémie. Parce qu’on a tout un monde à (re)-bâtir : Repenser l’éducation (Texte #6)


          « Nous faisons face à un virus qui n’avait jamais été détecté chez l’humain il y a à peine 6 mois. Il a maintenant été dépisté dans 192/195 pays (Qui sont les 3 pays non touchés? N’y allons pas, préservons-les!) et nous avons confirmé plus de 725,500 cas et 33,950 décès en date du 29 mars 2020, 19h.
          Ne pas éradiquer le virus implique qu’il peut revenir partout sur la planète en moins de 6 mois : Il vient de le faire, il pourra le refaire. C’est ce qu’il faut surtout comprendre. C’est sérieux.
          Pour résumer la situation : Nous ne voulons pas vivre ça chaque année et c’est pourquoi les efforts des prochains mois sont importants et le sacrifice des prochaines semaines et années sont essentiels.
          MERCI de suivre les mesures de sécurité proposées par les autorités de santé publique. Ayons confiance aux autorités sanitaires et restons quotidiennement informés sur les nouvelles recommandations du jour. C’est notre devoir de citoyens et citoyennes. »

          *Avant de lire cet article de blog, je vous invite à commencer par lire le « Texte #1 » (et les suivants) pour la mise en contexte.


          **Ce sera le dernier texte de cette première série. Je m’accorde une pause et j’attends vos réactions ou suggestions de nouveaux sujets.
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          Je n’ai jamais autant entendu le mot « solidarité » de toute ma vie.
          Plusieurs fois par jour! 
          ...j’aime ça.

          Est-ce qu’on devrait commencer à enseigner la solidarité dans les écoles? 
          Est-ce que l’éducation au Québec miserait toujours un peu trop sur la compétition et que l’approche pédagogique devrait être plus solidaire? (Est-ce que c'est déjà commencé?)

          La collaboration est pourtant un merveilleux outil d’apprentissage… et aider les autres est si valorisant. En plus, tout le monde sait que c’est bon pour la santé mentale de travailler ensemble et d’accorder de l’importance aux relations humaines de qualité.

          Le système d’éducation actuel est un outil dont s’est doté la société pour assurer la reproduction du système économique dominant. La preuve, on pose toujours cette question aux étudiants :
          "Tu étudies pour devenir quoi?"
          Comme si « le travail » était le stade de développement ultime de l’homo sapiens (devenu homo economicus).

          « J’étudie pour apprendre et être un bon citoyen » devrait devenir une réponse acceptable.
          On doit s’intéresser plus au « pourquoi » et moins au « quoi ». C’est mon souhait le plus cher.

          Nous formons présentement les travailleurs de demain dans un contexte de marché du travail compétitif.
          Ce n’est pas mal, remarquez : j’ai envie que des gens sachent faire du pain, j’ai envie que des gens puissent réparer des appareils qu’on utilise tous les jours, que des gens construisent des ponts, des hôpitaux, etc.
          Mais je n'aime pas que nos enfants au primaire vivent du stress de performance (vous avez bien lu: au primaire!).

          J’aimerais que le travailleur de demain soit conscient de son rôle dans la société et du rôle de ses autres concitoyens : nous sommes tous importants. (Les employés d’épiceries nous le rappellent quotidiennement pendant cette crise.)

          La liste de ceux et celles qui nous le rappellent pourrait être longue (Je souligne d'ailleurs l'effort du PM du Québec pour les remercier quotidiennement... mais je n'utiliserai pas sa liste pour l'instant):
          Le personnel enseignant qui prend soin de nos enfants.
          Les acteurs de l’industrie du transport qui assurent qu’on a ce dont on a besoin pour vivre.
          Les éboueurs qui maintiennent nos déchets (et les maladies liées à l’insalubrité) hors des villes.
          Les gens de la campagne qui nous nourrissent.
          Les artistes et artisans du divertissement qui nous permettent d’avoir la radio et le cinéma pour garder le moral pendant notre période d'isolement…

          Mais que manque-t-il dans notre système d’éducation?
          J’aimerais un système d’éducation qui permette d’être conscients que nous sommes toutes et tous interdépendants, que nous jouons tous un rôle dans la société. Un système qui élimine les préjugés.
          Une éducation qui sait aussi que nous avons besoin d’air et d’eau pour vivre.

          Rabelais nous disait, il y a quelques siècles, que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Voilà.

          Quelle devrait être la mission de notre système d’éducation?
          Ce n’est pas une question si facile si on décide que son rôle principal n’est plus nécessairement de fournir de la main d’œuvre au système économique dominant.

          Ma proposition de mission :
          Former de meilleurs citoyens et favoriser l’éclosion de la viabilité écologique et de la dignité dans les sociétés humaines.
          (C’est à mieux définir, je sais, c’est un brouillon ici : on doit réfléchir ensemble)

          Je ne vais pas proposer de solution. Je vais simplement vous partager mes réflexions sur ce qu’on pourrait apprendre à l’école. Et la liste sera plus courte que ce que j’ai vraiment en tête. Deux pages est un format limitant mais c’est un beau défi aussi!
          On devra relancer le système d'éducation actuel en septembre mais il faudra impérativement le réinventer pour les années suivantes.

          ·       Apprendre à produire notre propre nourriture. (Chaque école devrait produire de la nourriture. (On pourrait aussi avoir plus de classes pour apprendre à cuisiner, à préserver des aliments par la mise en conserves ou la lacto-fermentation, etc.))
          ·       Connaître nos droits et devoirs. (Ça m’a toujours semblé bizarre qu’on quitte le secondaire, qu’on occupe de petits emplois, qu’on parte vivre en appartement sans savoir la base des règles qui nous encadrent : Connaître une base du droit du travail et des normes entourant les droits des locataires… et pourquoi pas avoir appris à faire ou, du moins, à comprendre son rapport d’impôt!)
          ·       Avoir une base en premier soins. (Combien de visites à l’hôpital pourraient être évitées? On voit, depuis l’éclosion du virus COVID-19, le taux d’occupation des urgences atteindre ses plus bas niveaux depuis toujours. Est-ce à dire qu’il y avait plusieurs visites inutiles avant la pandémie? Pensons-y.)
          ·       Connaître notre corps : J’ai 40 ans pis je sais pas trop comment fonctionne un rein ou à quoi servent les ganglions! (Se connaître soi-même, c'est un peu la base.)
          ·       Enseigner la science différemment. (Actuellement, dans une société éduquée, tout le monde devrait être capable de comprendre ou d'expliquer le concept mathématique derrière « l’aplanissement de la courbe » : comprendre ça, ça nous permet de comprendre l’importance de ne pas être un vecteur de transmission.)

          Bref, j’ai envie d’un système d’éducation permettant de penser.
          Par exemple, ce n’est pas normal que ça ait pris une semaine pour que l’idée d’utiliser les hôtels comme lieux d’hébergement et de quarantaine ait fait son chemin et devienne réalité.
          Cette idée aurait pu prendre sa place dès le moment où l’on a interdit l’arrivée de touristes.
          On doit aussi considérer maintenir ces hébergements/logements à moyen/long terme.
          Le tourisme ne reviendra pas à court terme.
          Peut-on enfin tenir la promesse de mettre en place des milliers de logements sociaux? Ça fait des dizaines d'années qu'on remet ça. Les hôtels seront grandement sous-utilisés, sinon.

          En conclusion
          Pour qu’on accepte ces idées, notre système d’éducation doit nous préparer à être créatifs dans nos résolutions de problèmes. On doit savoir collaborer et agir face à des situations nouvelles : c’est ça l’intelligence. 
          Parce que "suivre des recettes et les appliquer" ne fait de nous que des singes-savants.